la diète, la purge, le jeûne
Par manaturo, vendredi 7 mars 2008 à 09:46 :: naturopathie :: #18 :: rss
Lorsque l'organisme ne peut plus brûler, neutraliser ou éliminer la totalité des déchets issus du mouvement vital, il les dépose dans les tissus en des points où la circulation est peu active, afin d'éviter une saturation toxique des humeurs qui compromettrait immédiatement l'équilibre fonctionnel constituant la santé. Cette accumulation entraîne progressivement une augmentation de poids qui pourra être dissipée par le jeûne et quelques thérapeutiques appropriées, qui provoquent une décharge des matières usées ainsi accumulées.

Cette méthode consiste dans une diète hydrique de deux à huit jours, associée à des purgations quotidiennes :
- la diète, afin de mettre l'organisme dans l'obligation de puiser et brûler ses toxines et ses vieux tissus. Ainsi, des cellules nouvelles se développent à la place des anciennes, il y a renouvellement des tissus, rajeunissement des fonctions.
- les purges : l'appareil digestif, absorbant en temps normal, va se faire éliminateur grâce aux purges qui ont pour effet d'empêcher les résorptions des produits qui cherchent une issue par cette voie. Les purges vont aussi calmer les malaises résultant de la privation de nourriture, désinfecter le tube digestif et drainer vers l'intestin les résidus immobilisés dans les coins les plus reculés de l’organisme. Le jeûneur prend une purge les deux premiers jours, puis tous les trois jours tout le temps que dure la cure.

Aliments à action purgative : pruneau, framboises, café, oignon, ail, poireau, artichaut, salsifis, asperge, aubergine, courgettes, potirons, piments, poivrons, raisins, myrtilles, prunes, mucilages, champignons, légumineuses, fenouil, choux, navets, radis, raifort, moutarde, lait, figues, mûres, fraises.

Le jeûneur doit être physiquement actif et mentalement au repos. A surveiller quotidiennement : La tension artérielle, d’une manière générale, elle baisse pendant la cure et il serait imprudent de prolonger cette cure si elle atteignait un chiffre exagérément bas.
Un débutant de la cure de jeûne commencera par des périodes courtes de 48 heures. Une fois l'habitude prise, il pourra alors commencer des jeûnes de 3 à 4 jours, en augmentant graduellement jusqu'à 30 et 40 jours. Dans ce cas de très long jeûne, l’aide d’un thérapeute s’impose. Dans l’idéal, il faut jeûner 40 jours, jusqu’au retour de la vraie faim, de la faim physiologique, qui s’accompagne du nettoyage spontané de la langue (qui se couvre d’une pellicule blanchâtre au cours du jeûne). On doit bien comprendre que ce n’est pas en huit ou quinze jours que l’on peut éliminer des toxines accumulées pendant vingt ou trente ans d’erreurs alimentaires ou médicamenteuses.
Il est possible d’accélérer l’élimination toxinique procurée par le jeûne en lui adjoignant certaines thérapeutiques naturelles, qui n’entravent pas les réactions salutaires et spontanées de l’organisme. Ces méthodes constituent l’arsenal de la naturopathie, méthodes qui sont bien codifiées.
Tout jeûneur doit maigrir d’environ 500 g par jour, pour un individu d’ossature ou de poids moyen. Même un maigre doit perdre au moins 300 à 400 g par jour, alors qu’un obèse peut perdre 1 kg et plus chaque jour. Certains individus maigres sont inquiets de cette chute de poids, qui est au contraire un indice rassurant, puisqu’il traduit une bonne élimination rénale et hépatique, alors qu’une perte de poids insuffisante est toujours le signe d’une désintoxication médiocre. Plus on maigrit pendant la cure, plus vite on reprend du poids après la cure.

A noter : Pendant la cure elle-même, il arrive par moments que le malade constate une fatigue musculaire des membres inférieurs, comme s'il avait effectué une course à pieds ou une marche excessive. Ce phénomène est dû à la présence d’acétone dans les urines par suite d’un abaissement excessif du taux de sucre dans le sang. Quelques morceaux de sucre de canne non raffiné et les troubles disparaissent rapidement, par suite du rétablissement d’un taux de glycémie normal et la disparition de l'acétonurie. En outre, étant établi que « les lipides brûlent au feu des hydrates de carbone » et comme ce sont surtout les lipides qui constituent la réserve des déchets et des toxines, il faut que l’organisme mobilise son sucre pour brûler ces lipides et donc les déchets contenus par ces lipides. On arrive très rapidement à une insuffisance de mobilisation du sucre de l’organisme et donc de l’acétonurie. Ce phénomène peut se produire, soit lorsqu’il y a une quantité excessive de déchets mise en liberté par le jeûne, soit lorsque les organes chargés de la fonction glycogénique dans l’organisme, c’est-à-dire surtout le foie et le pancréas, sont très insuffisants. Le suivi par un thérapeute est impératif, pour toute tentative de jeûne de plus de 8 jours, y compris pour un non débutant. Le débutant doit respecter des premières tentatives de 2, puis 4, puis 6 jours et ainsi de suite avant tout jeûne long ou très long.
REALIMENTATION : Après un jeûne long ou très long (de plus d’une semaine), pendant les deux premiers jours, uniquement des jus de fruits et de légumes de 20cl environ, à raison de 4 jus le premier jour et de 6 jus le 2° jour. Puis le 3° jour, on prendra uniquement des fruits et légumes crus. Le 4° jour : le même régime en augmentant légèrement les quantités. Le 5° jour seulement, on ajoute à ces crudités des céréales sous forme d’une bouillie de blé complet le matin et de pain complet midi et soir. Le 6° jour on ajoute à cette alimentation un plat cuit sans aucune matière grasse chauffée. A partir du 6° jour, on passe au plat cuit à l’étouffée.
EN POSTCURE, les semaines, mois et années qui suivent le jeûne, le meilleur régime alimentaire sera végétarien, souvent même végétalien, car quoi qu’en disent les détracteurs, il s’agit là de régime non seulement hypotoxique, mais aussi désintoxiquant, c’est-à-dire qu’il contribue à continuer le travail de nettoyage commencé par le jeûne.
En conclusion, contrairement à ce qui est écrit et qu’on croit, la cure de privations, loin de nous affaiblir, de nous désarmer contre les causes des maladies, nous aguerrit et nous fortifie.

Commentaires
1. Le mercredi 21 mai 2008 à 13:40, par regime
2. Le vendredi 10 avril 2009 à 20:07, par sissi
Ajouter un commentaire