Voici ce qu’ont publié deux hygiénistes, qui ne sont pas végétariens, dont par conséquent il n’y a pas lieu de suspecter la partialité. Dans leur récent ouvrage, Les régimes usuels, MM. P. Le Gendre et Alfred Martinet résument ainsi les contre indications du régime carné :

« 1° Il favorise la putréfaction intestinale, provoque ou aggrave l’entérite aiguë et chronique.

2° Il provoque la formation surabondante de déchets azotés, d’acide urique en particulier (goutte, lithiase, rhumatisme, pléthore, etc.)

3° Il relève la tension artérielle (anévrisme, athérome, artériosclérose, etc.)

4° Il augmente le taux d’excrétions urinaires et congestionne le foie (hépatite, cirrhose, néphrite).

5° Il agit dans une certaine mesure comme un excitant du système nerveux, par conséquent il est dangereux chez les névropathes, les excités, les hypertendus, dans les névralgies rebelles, bref en tous les cas d’excitations anormales du système nerveux. »

Il n’en est pas de même du régime végétarien dont les heureux effets vitaux sont presque immédiats et par la suite s’affirment de plus en plus. Les végétaux, en effet, peuvent suffire à une alimentation complète, ce qui est presque impossible avec l’alimentation carnée. Ils ne produisent dans le tube digestif que le minimum de fermentation et de déchets toxiques. Riches en matières minérales, ils jouent un rôle des plus actifs et efficaces contre les infections.

Enfin, argument de la plus haute valeur dans les batailles de la vie, ils réalisent le régime sans comparaison le plus économique. Si on compare le prix de la ration journalière, celle d’un homme carnivore est de 6,00 euros, semi-carnivore 3.75 euros et végétarien 1.80 euros. Ce qui, calculé pour une famille de quatre personnes pendant une année, élève le budget de la famille carnivore à 8760 euros, semi-carnivore à 5475 euros, végétarienne à 2628 euros.

Quant au bénéfice moral et social du régime végétarien, il suffit de réfléchir à la douceur, à la sobriété et à l’endurance au travail du végétarien. Comme végétarienne, si j’ajoute que le végétarien est rarement malade et que, malade, sa guérison devient plus facile et plus rapide, je pense que cela suffit pour vous convaincre de l’immense supériorité du végétarisme dans l’évolution physique et sociale de l’humanité.

L’adulte a des besoins en acides aminés indispensables faibles (de l’ordre de 0.15g/kg/jour). Nous savons que l’élevage, processus de transformation de l’énergie végétale en énergie animale, à un rendement médiocre par rapport à la biomasse végétale utilisée, puisqu’il faut en moyenne 7 calories végétales pour produire 1 calorie animale. De ce fait, l’animal peut être considéré à juste titre comme un concurrent alimentaire de l’homme. Il est tout à fait possible de compléter un régime céréalier de type méditerranéen en apportant simultanément des protéines de légumineuses (le couscous aux pois chiches étant un exemple réussi de cette complémentarité). Dès lors, il semble préférable d’avoir recours aux protéines végétales.

Albert Einstein disait : « Selon mon point de vue, le mode de vie végétarien, par ses effets physiques sur le tempérament humain, pourrait influencer, d’une manière extrêmement bénéfique, le sort de l’humanité. »

La réciproque est que le mode de vie non végétarien peut influencer de manière extrêmement destructive le sort de cette humanité.

« Si l’humanité veut que le monde change, il faut qu’elle modifie ses habitudes de vie, en prenant conscience de la valeur spirituelle du végétarisme. Ce credo du nouveau végétarisme peut paraître ambitieux et aller au-delà d’un simple régime alimentaire. Mais à la réflexion, le choix de la vie contre la mort pose une dialectique rigoureuse avec un enchaînement déterministe implacable, qui n’avait peut-être pas été perçu antérieurement : le comportement végétarien par sa logique interne en faveur de la vie naturelle contre les antivaleurs marchandes, apparaît comme la base sur laquelle les autres mouvements doivent finalement venir se poser sous peine de rester superficiels. Avant de venir apporter de nouvelles règles de vie pour un monde plus sain, il faut avoir intégré en soi ce choix. Or le comportement végétarien me semble être l’attitude la plus sincère qui soit compatible avec une survie dans le monde industrialisé, tout en offrant une solution écologique vraiment à la mesure du problème actuel, auprès de laquelle les thèses des « Verts » actuels paraissent bien timides et bien pâles. » D. Bloud

Plus d'info :

http://www.onevoice-ear.org/campagnes/vegetarisme/index.html

http://www.vegetarisme.fr/Vegetarisme/index.php?p=veg-pourq.html

http://www.reseaulibre.net/rage/visite.html